Siemens virtualise la production d’électricité

Siemens virtualise la production d’électricité

L’industriel allemand vient d’inaugurer deux centrales électriques virtuelles. Ce concept mutualise les capacités de production de plusieurs petites centrales pour optimiser leur pilotage et la revente de leur électricité. Il doit faciliter l’injection des énergies renouvelables sur le réseau.

Piloter plusieurs petites installations comme un seul système : voilà l’avantage de la centrale virtuelle. Deux nouvelles centrales virtuelles ont ainsi été équipées par Siemens en Allemagne. La première permet à la municipalité de Munich de  gérer plusieurs modules de cogénération, cinq installations hydroélectriques et un parc éolien plus efficacement et économiquement que si ils étaient gérés séparément. Ce système combiné offre ainsi une puissance nominale de 20 MW.

La seconde centrale appartient à l’électricien RWE. Elle combine également des sources d’énergies renouvelables différentes pour un total de 20 MW. Elle devrait cependant être étendue à 200 MW à l’horizon 2015.

Planifier la production

Le point commun de ces installations réside dans le système de pilotage distribué conçu par Siemens. Les multiples sources de production peuvent être reliées grâces aux technologies de l’information et de la communication.

Le système traite un large panel d’informations utiles, telles que  les prévisions météorologiques, les prix évolutifs de l’électricité et la demande énergétique. Sur cette base régulièrement mise à jour, il établit un plan de production pour minimiser le coût de génération de l’électricité et maximiser son prix de revente sur le réseau.

Lisser les énergies renouvelables

Ce concept de centrale virtuelle prend sens dans le contexte des smart grids, ou réseaux intelligents. En effet, le développement des énergies renouvelables, sources d’électricité fluctuantes, complexifie la tâche des gestionnaires de réseau, qui  sont tenus de garantir à tout moment l’équilibre entre la production d’électricité et la demande. Il y a donc un réel besoin de développer des outils permettant de « lisser » l’injection des énergies renouvelables pour soulager le réseau.

Hugo Leroux

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